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Chronique #157 : Nickel Boys de Colson Whitehead

Auteur : Colson Whitehead

Éditeur : Albin Michel

Genre : Contemporain

Nombre de pages :  259 pages

Résumé : Dans la Floride ségrégationniste des années 1960, le jeune Elwood Curtis prend très à coeur le message de paix de Martin Luther King. Prêt à intégrer l’université pour y faire de brillantes études, il voit s’évanouir ses rêves d’avenir lorsque, à la suite d’une erreur judiciaire, on l’envoie à la Nickel Academy, une maison de correction qui s’engage à faire des délinquants des « hommes honnêtes et honorables ». Sauf qu’il s’agit en réalité d’un endroit cauchemardesque, où les pensionnaires sont soumis aux pires sévices. Elwood trouve toutefois un allié précieux en la personne de Turner, avec qui il se lie d’amitié. Mais l’idéalisme de l’un et le scepticisme de l’autre auront des conséquences déchirantes.


Mon avis : On est passé ici pas loin du coup de cœur ! Du même auteur on me conseille sans cesse Underground Railroad son précédent roman que je n’ai pas encore lu. J’ai donc découvert l’écrivain avec ce roman.

On suit ici Elwood, adolescent noir vivant seul avec sa grand-mère dans l’Amérique sudiste des années 60. Excellent élève, passionné par les luttes menées par Martin Luther King, il pourrait être promis à un grand avenir, s’il n’était pas noir…

Vu depuis le trottoir d’en face, ce jeune garçon sérieux qui traînait derrière lui sa part de savoir aurait pu appartenir à une scène peinte par Norman Rockwell, si Elwood avait eu la peau blanche.


Car malheureusement Elwood est noir, en Floride, dans les années 60, et quand une erreur judiciaire lui tombe dessus alors qu’il était en route pour l’université, rien ni personne ne pourront arrêter le système. Elwood se retrouve à l’académie Nickel qui n’a d’école que le nom. Un centre de détention pour mineur où les jeunes seront rabaissés, torturés voire violés pour « éduquer ». Une histoire révoltante et pourtant vraie, l’auteur s’est inspiré de la réelle histoire de la Dozier School for Boys.

Voilà ce que cette école vous faisait. Et ça ne s’arrêtait pas le jour où vous en partiez. Elle vous brisait, vous déformait, vous rendait inapte à une vie normale.


La fin m’a retournée, comme une bonne partie du roman que je vous recommande chaudement. Au delà des sévices infligés à ces adolescents, c’est aussi une histoire d’amitié, de solidarité…

Fuir était une folie, ne pas fuir aussi. En regardant ce qui s’étendait à l’extérieur de l’école, en voyant ce monde libre et vivant, comment ne pas songer à courir vers la liberté ? À écrire soi-même son histoire, pour changer. S’interdire de penser à la fuite, ne serait-ce que pour un instant volatil, c’était assassiner sa propre humanité.


Ma note : 18/20

Une histoire vraie et terrifiante, qui résonne encore aujourd’hui


Même morts, les garçons étaient un problème.


Dire aux gens comment se conduire et les persuader d’obéir sont deux choses bien différentes.

4 commentaires sur “Chronique #157 : Nickel Boys de Colson Whitehead

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