Avis·Chronique

Chronique #63 : Barracoon : l’histoire du dernier esclave américain de Zora Neale Hurston

baracoonAutrice : Zora Naele Hurston

Éditeur : JC Lattès

Genre : Témoignage

Nombre de pages :  250 pages

Résumé : Barracoon désigne les bâtiments utilisés pour le confinement des Africains destinés à être vendus et exportés vers l’Europe et les Amériques. Ces bâtiments allaient du modeste « abri à esclaves » aux imposantes « maisons d’esclaves » ou « châteaux d’esclaves ». Les captifs y restaient souvent confinés pendant des mois entiers. ?
En 1927, la jeune anthropologue Zora Neale Hurston, qui va devenir l’une des plus grandes écrivaines noires du XXe siècle part rencontrer en Alabama Cudjo Lewis. A 86 ans, Cudjo est l’ultime survivant du dernier convoi négrier qui a quitté les côtes du Dahomey pour l’Amérique. Pendant des mois, Zora va recueillir sa parole, devenir son amie, partager ses souffrances et des fiertés. Le témoignage de Cudjo restitue comme nul autre la condition, la vie d’un esclave : de sa capture en 1859 par un village voisin à sa terrifiante traversée, de ses années d’esclavage jusqu’à la guerre de sécession, jusqu’à son combat pour son émancipation.
Un témoignage unique d’une sincérité et d’une précision bouleversante.



Mon avis : Le témoignage de Cudjo est éminemment intéressant, notamment toute la partie sur sa capture, la razzia de son village. Le fait qu’il soit vendu par un autre clan africain. J’avoue que je n’y connaissais pas grand-chose et je ne m’étais jamais rendu compte que les « noirs » avaient été achetés par les « blancs » à d’autres « noirs ». 

Maintenant j’aurais aimé en avoir plus sur sa vie en tant qu’esclave, ses sentiments notamment quand il redevient homme libre dans un pays qu’il n’est pas le sien, où il n’a rien plutôt que de s’appesantir sur de longues pages sur la vie du grand-père en Afrique. Sachez également que le style d’écriture du récit de Cudjo est assez spécial, il s’agit de la retranscription de la façon de parler de Cudjo avec des phrases faites à sa façon, il faut réussir à rentrer dedans.

Enfin ma déception est que le récit de Cudjo représente à peine 40% du livre qui n’est déjà pas très long, ce qui fait un récit très court, trop court. Vous avez d’abord de nombreuses introductions et préfaces, puis après des postfaces. Si une remise en contexte est bien sûr nécessaire j’ai trouvé que cela faisait vraiment beaucoup… De plus les post-faces sur le style d’écriture de l’autrice, sa biographie, etc même si cela peut être intéressant ce n’est pas ce que j’attends d’un livre appelé « l’histoire du dernier esclave américain ».

Mon avis : 15/20 Un récit intéressant mais trop en superficie à mon goût, j’en attendais beaucoup plus.

3 commentaires sur “Chronique #63 : Barracoon : l’histoire du dernier esclave américain de Zora Neale Hurston

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