Chronique #54 : Maison des rumeurs de Colm Tóibín

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Auteur: Colm Tóibín

Éditeur : Robert Laffont (Collection Pavillons) (21€ papier / 14.99€ Numérique)

Genre : Historique / Mythologie

Nombre de pages : 288 pages

Résumé : Après le sacrifice de sa fille, une mère fomente la mise à mort de l’assassin. Enragée, elle crie sa joie de venger son enfant. Puis son fils est enlevé et passe des années en exil où, dans un douloureux monologue intérieur, il revit le meurtre de sa sœur. Au foyer, il ne reste qu’une fille, obsédée jusqu’à la folie par la place démesurée qu’occupent les disparus dans le cœur de leur mère. Clytemnestre, Oreste, Électre. Ils mêlent leurs voix en un chœur tragique pour raconter ce drame : l’assassinat d’Iphigénie par son père en échange d’une victoire à la guerre. Dans des paysages sauvages qui rappellent les contrées isolées d’Irlande, Colm Tóibín donne aux héros et aux héroïnes du mythe grec une humanité bouleversante, inattendue, qui nous hante longtemps.

maisondesrumeurs.pngMon avis : Tout d’abord je remercie la maison d’édition et Babelio, grâce à qui, via la masse critique, j’ai pu obtenir ce livre.

Cela faisait longtemps que je voulais découvrir cet auteur en tant que passionnée de l’Irlande depuis un voyage là-bas l’année dernière. La plume de cet auteur est tout simplement magnifique. Le récit est divisé en plusieurs parties centrées sur différents personnages, chaque personnage ayant un style, une plume différente qui lui est attribuée. Le récit de la mère et de la fille se fait à la première personne ce qui nous fait rentrer directement dans leur chagrin, leur tristesse, leur folie… Alors que le récit de Oreste qui ne fait que subir son destin se fait à la troisième personne, comme si lui même voyait son récit de façon aussi détachée que nous la voyons.

Clytemnestre (ne me demandez pas de prononcer ce nom !), la mère est détruite par l’assassinat de sa fille par son mari, et assoiffée de vengeance. D’abord déterminée, prête à tout elle s’enfonce ensuite dans sa tragédie, prise à son propre piège. L’auteur nous rend parfaitement sa force mais aussi sa fragilité, ses angoisses. Electre, digne fille de sa mère s’enfonce également dans sa propre folie, son propre monde, sa propre vengeance quand son frère lui ne fait que subir et se faire manipuler.

Je ne connaissais pas ce mythe avant la lecture de ce livre je l’avoue mais j’ai adoré le découvrir ! Je vais me répéter mais la plume de l’auteur m’a totalement transportée, je l’ai trouvée tout simplement sublime !

Le seul point négatif que je donnerais c’est qu’à cause de la quatrième de couverture « Dans les paysages sauvages qui rappellent les contrées isolées d’Irlande…. » je m’attendais à une réécriture placée en plein milieu d’une Irlande magnifique, hors rien dans le récit ne permet de nous placer en Irlande plutôt qu’en Grèce ou ailleurs….

Ma note : 18/20, j’ai adoré découvrir ce mythe et cette plume, c’est sûr ce n’est que le premier livre d’une longue liste de livres de cet auteur que je découvre !

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